Un tribunal sud-coréen a condamné lundi l'ancien président Yoon Suk Yeol à 18 mois de prison, avec sursis pendant trois ans, après l'avoir reconnu coupable d'avoir enfreint la loi électorale en faisant de fausses déclarations lors de sa campagne présidentielle de 2022.
Cette condamnation intervient deux semaines après celle, de deux ans de prison, dans laquelle Yoon Suk Yeol a été reconnu coupable d'avoir illégalement bénéficié de services de sondage d'opinion d'une valeur de 2,7 milliards de wons (157.502 euros) fournis gratuitement par un intermédiaire politique.
Et, en février, l'ancien président avait été reconnu coupable d'insurrection par un tribunal qui l'a condamné à une peine de prison à perpétuité pour avoir tenté d'imposer la loi martiale dans le pays en décembre 2024.
Dans la dernière affaire en date, le tribunal de district central de Séoul a estimé que Yoon Suk Yeol avait fait de fausses déclarations pendant la campagne présidentielle de 2022 lorsqu'il a nié avoir présenté un avocat à un ancien fonctionnaire des impôts et affirmé que lui et son épouse n'avaient pas rencontré le chaman Jeon Seong-bae.
Ces deux relations avaient fait l'objet d'une attention particulière pendant la campagne électorale. Yoon Suk Yeol compte faire appel de la condamnation, a indiqué son avocat dans un communiqué.
(Kyu-seok Shim, Version française Benoit Van Overstraeten)

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